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Comment choisir une bonne formation au simulateur de vieillesse ou de vieillissement ?

Conseil de bon sens : Le fond et la forme de cette formation doivent être validés par une société savante de gériatrie. + L’organisme la dispensant doit être ODPC (organisme de développement professionnel continu.)

But de la formation : Elle doit être déstressante et non une projection de ce que le stagiaire va  devenir. Le sentiment de maîtrise du bon comportement contribue à une meilleure qualité de vie professionnelle et personnelle, changement de regard et de comportement vis-à-vis du grand-âge, appréhender son travail de façon plus motivante, plus passionnante, plus tolérante et plus confiante.

Rôle primordial du formateur ou de la formatrice : La formation repose pour l’essentiel sur cette personne. Elle doit avoir une pratique au moins bihebdomadaire de ce type de formation, depuis des années dans toutes les professions liées au grand âge. Cela permet d’atteindre à coup sûr les meilleurs résultats dans un contexte donné et à un moment donné, en fonction des connaissances du moment. Elle n’a pas à apporter de solutions définitives, mais surtout à inspirer des initiatives chez les stagiaires en fonction de leur implication vis-à-vis du grand-âge.

La disponibilité du formateur ou de la formatrice :

Elle doit être la plus large possible, tôt le matin, pour former le personnel de nuit afin qu’ils n’attendent pas 2 ou 3 heures inutiles. Fin d’après-midi, si la structure le souhaite, pour accueillir les enfants des résidents, pour une formation « soft » de 2 heures.    

La vue : Les 3 principales pathologies chez le grand âge sont la cataracte, le glaucome et la DMLA. Elles doivent être matérialisées obligatoirement par 3 paires de lunettes différentes. Les problèmes de contraste, contrejour, vision centrale ou latérale, comment les déceler, comment y remédier au mieux ? Sauf cas d’exception, il est préconisé le port pendant au moins une heure pour chaque paire de lunettes, pour bien s’imprégner du ressenti sur la vie au quotidien.

L’audition : Chez le grand-âge, ce sont certaines fréquences qui disparaissent et non le volume qui diminue.

Exemple, si on dit  d’une voix soutenue : « Il FAUT QUE JE FASSE VOTRE TOILETTE. » 

Si on met un casque ou des bouchons d’oreilles, on entend : « Il FAUT QUE JE FASSE VOTRE TOILETTE ». On entend moins fort mais on comprend.  

En réalité le grand-âge entend : « Il -AUT QUE JE -ASSE VOTRE TOILETTE » . Si on crie cela donne : « I-AUT QUE JE -ASSE VOTRE TOILETTE »  plus le son est fort moins on comprend.

La meilleure solution est que le stagiaire entende sa propre voix comme entend le grand-âge et puisse la travailler. La différence entre « entendre » et « comprendre » est primordiale.

La motricité : Chez le grand-âge, pour la motricité, il n’est pas judicieux d’ajouter des poids ou des élastiques pour faire travailler ses muscles, puisque le grand-âge en général perd de la masse musculaire, donc du poids.

Les combinaisons ne sont pas à préconiser pour cause d’hygiène et de taille non ajustée qui fausse le ressenti.

La motricité dans le grand-âge, c’est la limitation de flexion des articulations. Les stagiaires s’équipent d’orthèses ajustées sur leurs vêtements limitant la flexion des principales articulations de 20° en 20 °. Une articulation qui avait une amplitude de 120° n’en n’aura plus que 60° que la personne soit musclée ou non, elle se bloque à 60°.

Pour mémoriser cette formation dans la mémoire à long terme (épisodique, sémantique et procédurale) Sauf cas d’exceptions, le port de ces orthèses est nécessaire pendant au moins 3 heures, pour l’ensemble des stagiaires, repas, loisirs, toilette et déplacement pour bien assimilé que ce qui est bientraitance pour l’un ne l’est pas forcement pour l’autre. Les échanges entre stagiaires équipés au même moment sont très importants.

Un simulateur de vieillissement ne s’explique pas, il se vit.

Newsletter n°1 - Du nouveau dans le simulateur de vieillissement

Les lunettes cataracte, glaucome et DMLA donnent toutes satisfactions ainsi que les orthèses limitant la flexion des articulations.

Les stagiaires ressentant eux-mêmes sur leur vue et leurs articulations les effets du grand âge.

L’audition consistait à entendre des phrases enregistrées avec pertes auditives qui n’étaient pas la voix du stagiaire, donc moins percutant. L’audition étant surtout chez le grand âge la perte de fréquences beaucoup plus que la baisse du volume sonore.

Aujourd’hui nous proposons au stagiaire d’entendre sa propre voix avec différentes pertes auditives, comme il est entendu et pas souvent compris par le grand âge en face de lui.

Il entend d’abord sa propre voix telle que l’entendent les collègues, sans les vibrations du pharynx, larynx, etc. Puis avec une perte auditive légère, puis moyenne, puis sévère, ensuite il réentend ces 4 phrases avec un bruit de fond de salle à manger.

A chaque étape, on travaille avec le groupe sur les améliorations à apporter pour poser sa voix, sur le débit des mots, sur le choix des mots et pour finir sur l’ajout de la lecture labiale pour la compréhension.

Les résultats sont sans commune mesure. Le changement de comportement est immédiat.

N’hésitez pas à nous contacter pour un devis.